Jusqu’en 1790, Hoymille, partie rurale du territoire de Bergues, dépend de la paroisse Saint Pierre et ne devient commune qu’à cette date.

 

    1793, Louis Lafsael est maire d'Hoymille.    

 

    Au lieu dit "La maison rouge" ou "T'Roede Huis", deux énormes piliers ainsi qu'une longue avenue rectiligne bordée d'arbres mènent à la ferme "S'Abs-Hof" ; c'est la maison de plaisance du seigneur-abbé de St Winoc. Elle est située sur le territoire de Quaëdypre, sur la route du pont à poissons et possédait plusieurs hectares de bois ainsi qu'un énorme vivier. 

 

     Voici un extrait des biens et des revenus de l'Abbaye Saint-Winoc, établi le 27/02/1790 (musée de Bergues). L'abbaye possédait un moulin à vent, un cabaret et plusieurs parcelles de terre (2 132 mesures de terre, c'est à dire environ 1 000 hectares).

 

                              

      

 

      Une carte éditée en 1791 (Almanach Drouillard): 

                    

        Sur la vue de détail ci-dessous, le nom de la commune d'Hoymille apparaît pour la première fois:

                          

        

        1803, Louis Du Haut est maire d'Hoymille.

        1808, Jacques Coppens, puis en 1814 Pierre Duhamel.

        1815, Charles Bauden.

        

        En 1820, l'habitat est constitué de 78 maisons ou fermes.

 

        Hoymille en 1835

Document extrait de l'"Annuaire statistique du département du Nord" édité par la Préfecture (pages 52 et 53).

        "Hoymille est à 1 kilomètre de Bergues, son chef-lieu de canton.

        Cette commune, soumise autrefois à l'autorité civile et spirituelle de la ville de Bergues, a été érigée en municipalité en 1790; elle continue à ressortir de l'autorité spirituelle de cette ville et ne possède ni église, ni aucun autre édifice public.

        Le chef-lieu du village se compose d'un groupe de maisons appelé en flamand Zickelien (hameau des malades). Ce hameau fut incendié en 1793 pour empêcher l'ennemi de s'y retrancher, à l'époque du siège de Bergues par le duc d'Yorck. Il est aujourd'hui presque totalement reconstruit.

        Hoymille est renommée par son commerce considérable d'engrais: un grand nombre de communes de l'arrondissement viennent s'y approvisionner. Ce village est traversé par le canal d'Hondschoote (NDLR = Canal de la Basse Colme), et l'on attribue à cette circonstance l'intensité avec laquelle le choléra y a sévi, comparativement aux autres points de la contrée.

        La population de cette commune est de 500 habitants, dont 108 indigens (NDLR = indigents)et 8 mendians (NDLR = mendiants).

        Son territoire contient 552 hectares (NDLR = actuellement 550 ?), dont 236 en terres labourables, 288 en prés, 2 en bois, 4 en superficie des propriétés bâties, 15 en routes, chemins, 5 en rivières, ruisseaux, et 2 en autres objets non imposables.

        Les deux tiers du territoire de Hoymille son,t cultivés en froment, seigle, orge d'hiver et d'été, pamèle, avoine, féveroles, haricots, pois, pommes de terre, trèfle, lin et sarrazin; le dernier tiers est en nature de jardins; les légumes et les fruits qu'on y récolte sont tous les jours conduits et vendus à Bergues.

        La culture principale est le blé, l'avoine et les légumes.

        Il existe dans cette commune 3 moulins à blé, une brasserie, 1 moulin à huile et 2 fours à chaux."

 

 

 

        

 

 

        1838, Louis Bischop est maire.

        1853, Louis Dewaele.

        1868, Auguste Vernaelde, cultivateur, devient maire de la commune.  

 

        Entre la fin du 19ème siècle et 1939, de nombreuses maisons d'ouvriers et de maraîchers sont construites et également des villas.

             les moulins de hoymille  

           Sur cette carte postale antérieure à 1903:

            deux moulins à vent le long du canal

            une péniche (on disait alors une bélandre) venant de Belgique ou du port d’Hondschoote pour entrer dans Bergues par l’écluse de la porte d’Hondschoote; sur la route des maraîchers avec leurs tonneaux de purin en direction de Bergues

 

        En 1900, la population d'Hoymille est de 223 habitants.

 

       1904, Auguste Vandenbavière est élu maire.

 

       Le petit train des Flandres, chemin de fer à voie étroite (un mètre), ligne secondaire de la Compagnie des chemins de fer du Nord, est édifié à partir de 1895. Il va d’Hazebrouck à Bergues, l'embranchement pour Hondschoote passe par le «Point du jour». Un arrêt existe au café de la Maison Rouge. C'est un train de voyageurs qui servait occasionnellement au transport de la pulpe de betteraves.  

Petit Train à la Maison Rouge. Dessin de Roger Brière 2004  

        L'église d'Hoymille, dédiée à Saint Gérard, est construite entre avril 1907 et juillet 1908, selon les plans de l'architecte Georges Van den Broeck. Le premier baptisé fut Gérard Mallengier, père de Jean.

Eglise en 1910

 

          Avant la seconde guerre mondiale, il existait encore deux moulins à Hoymille:

          moulin Delva, le long de la Basse Colme

          moulin Bottein au lieu-dit La Maison Blanche.

 

                hoymille 1905  

            La route pavée d'Hondschoote est ensuite cimentée vers 1935 puis goudronnée vers 1960(?).

          1917, Louis Coudevylle, cultivateur, est adjoint intérimaire.

          1919, élection de Paul Vandenbavière à la mairie.

 

 

 

 

 

          Un avis municipal de 1920

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        

        Vers 1940, Hoymille ( 404 habitants) compte une douzaine de fermes, ainsi qu'une dizaine de cafés.   

Café "Au Rivage" tenu par la famille Devulder, situé à l'angle de la rue d'Hondschoote et de la rue d'Ypres quelques jours avant sa démolition vers 1970 (Coll. M. Madeleine Allays). Au premier plan sur la droite, une bascule réservée à la pesée des betteraves.

     De la douzaine de cafés, la commune n’en compte actuellement que trois, tous situés le long de la Basse Colme.

   

    Remises de la Croix du Combattant vers 1930 par Mr Parmentier, député, avocat à Dunkerque (cartes postales coll. Jacques Vandenbavière):

 

   

 Discours du maire Paul Vandenbavière                             Discours du député Parmentier 

 

 

    Une photo durant l'inondation de la région vers mai 1940, prise du sommet de la sécherie à chicorées. Au premier plan: le canal. A droite: une grange et une maison (celle de Constant puis de son fils Emile Beckaert, grand-père maternel de Pierre Decreton). Au fond, sur la gauche: la ferme du Couvent (actuelle ferme Dejonghe).

Les serres actuelles se situent à cet emplacement.

 

                                                                                                                                                               (Coll. Pierre Decreton)

 

 

        Inauguration du monument aux morts vers 1948:

 

 

        Voici une vue aérienne du village vers 1950:

   

     l'église

 

        1953: 385 habitants

 

 

           1955, Jacques Vandenbavière est élu maire.

 

 

 

        Voici une reproduction de la carte I.G.N. de 1958:

 

       

            

        Hoymille semble un zone quasi-désertique.

        Construction de la salle des fêtes derrière l'église vers 1960.

 

        Depuis les années 1960, construction de lotissements de maisons individuelles.

 

        1968: 545 habitants

        1972: 691 habitants

        1974: 1824 habitants

        1976: 2411 habitants

        1978: 2738 habitants

        1979: 2934 habitants

        

 

 

        En 1992, lors du recensement, l’on compte 3259 habitants. Ce chiffre a tendance à baisser légèrement actuellement : 3238 habitants en 1999. Voici une reproduction de la carte I.G.N. de 1993 : quelle différence !